La politique de rigueur qui s’instaure en France entraîne de nouvelles mesures drastiques : le premier ministre, François Fillon, au début du mois de novembre, a annoncé que le taux de prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) passerait de 19 % à 24 %, à la fois sur les dividendes d’actions et les intérêts. Les placements financiers soumis à l’imposition seront donc plus lourdement taxés : livrets, activités boursières, immobilier, etc.
Le chef du gouvernement justifie cette mesure par une volonté d’alignement de la fiscalité des revenus de l’épargne (et des placements financiers, en général), sur celle du travail. Cette hausse de 5 points du PFL devrait générer, chaque année, 600 millions d’euros de recettes à l’Etat.
Actuellement, pour chaque placement financier, le contribuable peut décider de recourir au prélèvement forfaitaire libératoire, pour ne percevoir que les intérêts nets ou l’intégrer dans sa déclaration d’impôt sur le revenu. Suite à l’application de cette nouvelle mesure, il sera intéressant, pour le dit contribuable, d’intégrer les gains de son épargne et de ses placements financiers, aux revenus de son travail, si son taux d’imposition est inférieur à 19 %. Il ne faudra pas oublier d’y ajouter les prélèvements sociaux, qui sont passés de 12,3 % à 13,5 %, depuis le 1er octobre 2011.
Cette annonce a été accompagnée d’autres mesures touchant également la fiscalité des particuliers, comme le relèvement de la TVA de 5,5 à 7 %, touchant tous les secteurs qui bénéficiaient du taux réduit, la suppression de la réduction d’impôt Scellier, après 2012 ou encore, le gel des barèmes de l’impôt sur le revenu et de l’ISF (Impôt sur les fortunes).